Face à l’impunité l’attente du sort de Hisséne Habré ancien président tchadien. Les associations de victimes se sont encore organisés pour encore réclamer son jugement et celui de ses complices .Les ONG , l’Union Africaine, les groupes de défense des Droits de l’Homme ont soutenu et continuent de soutenir les associations de victimes qui réclament le jugement de l’ex dictateur tchadien pour torture et crime contre l’humanité .
Exilé au Sénégal depuis dix huit ans et onze mois, le jugement de l’ancien dictateur Hisséné Habré est loin de connaitre son épilogue. Inculpé une première fois au Sénégal en février 2002 pour crime contre l’humanité et acte de torture, les juridictions sénégalaises se déclarent incompétentes. Selon Maitre Demba Siré Bathily, avocat des victimes : «Les victimes se sont tournés vers la Belgique qui l’a inculpé mais le Sénégal n’a pas répondu à la demande d’extradition d’Hussein. En 2006, l’Union Africaine demande au Sénégal de juger l’ancien président tchadien. Le Sénégal refuse de juger tant que la question financière n’est pas réglée. En outre, nous attendons que le nouveau garde des sceaux soit mieux établit pour qu’il puisse prendre connaissance du dossier. Si l’on avait jugé Hisséne Habré, il n’y aurait pas de 28 septembre en Guinée». Le règne d’Hisséne Habré fut marqué par une terreur permanente, de graves et constantes violations des droits de l’homme et des libertés individuelles. Le gouvernement Habré est accusé d’assassinat de 40.000 personnes et de 1208 personnes mortes en détention. Selon Ismail Hachim, rescapé «la vie dans les prisons était infernale, chaque semaine trente personnes meurent. Nous étions en plein mois d’avril et il faisait très chaud et il n’y avait rien pour se rafraichir. On dormait sur les corps des cadavres car il fait frais dessus, explique Ismail. Ginette gnarbayé, Un témoin capitale avait 23 ans quand elle a été arrêté elle était soupçonnée d’avoir des contacts avec les opposants, a la DDS elle n’était pas dans les cellules mais dans la cour du bâtiment «Les hommes on les torturait a coup de bâtons, de brosses, dans le but de leur arracher des aveux. La nuit vers 2 heures du matin on les entendait crier et pleurer de douleur et cela quotidiennement» Précise madame Ginette qui était en ces temps enceinte de 4 mois et a été aussi torturé durant une semaine. «Ils m’ont mit des files électriques dans une cellule de femme et c’est là que j’ai accouché sans aucun soutien et nous étions libérées au bout de deux ans. Maintenant j’attends le procès de Hisséne Habré.». Résident aux almadies, l’un des quartiers les plus huppés de Dakar, Hussein y est surveillé comme du lait sur le feu.
Apres l’annulation des poursuites contre l’ancien dictateur par la chambre d’accusation de Dakar en juillet 2000 et que le Sénégal s’est sentit incompétente sur l’affaire Habré, suivi de la mutation du juge d’instruction D .Kandji et du président de la chambre d’accusation cheikh Tidiane Diakhaté (en charge du dossier) ; furent les premiers signes du manque de volonté du gouvernement sénégalais à juger hisséne Habré. Manque de volonté s’est réaffirmé en 2001, quand la cour de cassation confirme la décision de la chambre d’accusation au motif que le Sénégal n’avait pas incorporé les dispositions de la convention dans la législation interne sénégalaise
En Mai 2006, le comité des Nations Unies contre la torture saisi par les victimes du régime Habré, condamne le Sénégal pour n’avoir ni juger ni extrader Hussein. Il demande fermement au Sénégal de « remplir ses obligations ». Cependant, pour bien démarrer les procédures, le Sénégal a évalué un budget de 18,7 milliards de francs CFA pour les enquêtes et le procès.
Une victime qui a dit refuser de faire la vengeance pour entamer la voie de la recherche de la justice depuis prés de 20ans. Selon elle « Personne ne peut comprendre la torture que cela constitue de voir le Sénégal, qui ne veut pas juger Hisséne Habré. Est-ce que nous avons tort de refuser la violence et d’accepter la recherche de la justice ? » Se questionne cette victime.
Selon leur avocate, Maître jacqueline boudeina « il faut lutter contre l’impunité pour cela je fais appel à la fédération internationale des ligues des droits de l’Homme. Ce n’est pas facile de déposer une plainte au Tchad car ses partisans se trouvent toujours là-bas et narguent même les victimes ». Cependant, nous n’arrêteronsLa somme de 18, pas seulement hisséné Habré menace l’avocate.