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Jonquet by night
13/02/2006 12:29
Qualifiée de vieux métier du monde », la prostitution connaît une grande explosion dans la rue Jonquet. Rue Jonquet est le lieu où convergent les vendeuses de sexe, venues de partout.
Jonquet ne dort pas du lundi au dimanche. C’est un endroit en éveil 7j/7 et où il y’a toujours du bruit ; un coin animé par les professionnelles du sexe et leurs clients. Tous les jours, ces professionnelles du sexe défilent dès 19h. Certaines d’entre-elles portent des habits de couleur sombre. L’une d’entre elles, habillée d’une mini-jupe rose et d’un décolleté, s’est maquillée comme une fée avec sa taille de guêpe .Les belles de nuit, sont selon J-C, un habitant du quartier, « des femmes qui ont dévalorisé la valeur féminine ».Si elles faisaient un peu de commerce, elles gagneraient proprement leur vie ; ce qui leur permettrait d’éviter tous les dangers de ce métier, ajoute-t-il. Mais ces « vendeuses de sexe » ne savent pas quoi faire ,car selon une prostituée du même quartier dans une chambre propre ,avec un lit d’une place où le bruit assourdissant des enfants met presque hors de soi : « je ne trouve pas mieux que ce métier pour nourrir mes enfants ». Leurs pères ont disparu dans la nature et je n’ai personne pour m’aider à les nourrir, confie cette dernière. Ce travail est dangereux selon une jeune femme qui a requis l’anonymat, car des fois elle rencontre des problèmes avec ses clients, surtout s’ils l’emmènent dans des endroits qu’elle ne maîtrise pas. Ce travail ne vaut rien part rapport à ce qu’elles subissent tous les jours : «Parfois, les hommes refusent de payer après l’acte, et si je riposte, ils me frappent »,se plaint Anita. La prostitution n’est pas rentable, malgré tous les risques qu’elle engendre comme le Sida et les infections sexuellement transmissibles. Néanmoins, avec tous ces dangers, ces professionnelles du sexe continuent ce travail. Les gens qui les fréquentent sont de nationalités diverses, comme les Marocains, les Nigérians. Ces derniers viennent en voiture pour marchander la passe qui varie de 2000 à 15000F Cfa. Les prix dépendent de la compétence de la fille. Si la passe se fait avec capote, c’est moins cher par rapport au contact direct car sans préservatifs elles courent plus de risque. Selon A-B, client d’Anita: « Je viens ici pour satisfaire ma libido, mais je suis conscient des risques. Chaque fin de semaine, j’y fait un tour », informe-t-il. Ce métier est plus fatigant pour ce femmes, car dans la nuit, elles peuvent avoir plusieurs clients. « Chaque nuit, j’ai au maximum quatre clients, mais c’est harassant car je ne me repose qu’après l’acte sexuelle », explique Anita. Jonquet n’est pas seulement un marché des professionnelles du sexe, c’es aussi une plaque tournante de trafic de drogue et de stupéfiants.
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